Saturday, May 09, 2015

TEN POEMS FROM MY 'BEYOND THE SHADOW' TRANSLATED INTO FRENCH BY Bétitra MEGDOUD



BEYOND THE SHADOW : A Collection of Selected Poems  by  Ram Krishna Singh

AU-DELà DE L'OMBRE : UNE COLLECTION DE POEMES CHOISIS

Translated into French by Bétitra MEGDOUD, Auteure Littéraire. Actrice de Complément. Technicienne de Cinéma. She lives and works in Paris, France.




1

ALLERGIES

The barber sees
a potential customer
in me but I pass

the tense faces
after the long walk sunshine
a fag in the car

short carnival:
neatly hide faded vests drying
in the balcony

helter skelter
afternoon windy rain
allergies again


ALLERGIES

Le barbier voit
un client potentiel
en moi mais je passe

Les visages tendus
après la longue marche au crépuscule
un pédéraste dans la voiture

Le carnaval est court :
soigneusement cachés des gilets délavés séchant
sur le balcon

Pêle-mêle
pluie venteuse de l'après-midi
allergies de nouveau


2

WHO CARES?

Death hides in the body
but who cares? it’s obscure

living on the edge
seeking space into swamp

they all talk about the sun
swelling in the sky

and close eyes to the spider
spinning waves on the ceiling

all alone, but who cares?
suspicion and distance

like lovers they pretend
to leave yet stay longer

dishing out luxuries
showing off generosity

on the heart’s fancy table
waiting to welcome the guest


QUI PRETE SON ATTENTION ?

La mort se cache dans le corps
mais qui s'en préoccupe ? Elle est obscure

vivant sur le rebord
Cherchant de l'espace dans un marécage

Ils parlent tous du soleil
faisant houle dans le ciel

et les yeux près de l'araignée
tournoyant les flots au plafond

tout seul, mais qui s'en soucie ?
suspicion et distance

comme des amants ils prétendent
se quitter restant encore plus longtemps

bombant hors des luxes
frimant la générosité




3

MIRAGE

They say my birth was a heavenly event:
here I am suffering third-rate villains
that erect walls to stop the chariots
from Merkaba: the angels fume but who cares
heaven is a mirage in human zoo


Ils disent que ma naissance fût un évènement céleste
ici je souffre par des vilains de troisième catégorie
qui érigent des murs pour arrêter les chars
depuis Merkaba : les fumées des anges mais qui s'en soucie
le ciel est un mirage dans un zoo humain
4

NEW YEAR

The dates on calendar question
all my undone acts

and memories that haunt or fade
in nightly nakedness

stumbling toward the next day’s sun
without celebration

at 63 January jeers
my degenerating sex

a still itch: mantra and mirror
quiet God and drying petals


NOUVEL AN


Les dates du calendrier questionnent
tous mes actes non faits

et les souvenirs qui hantent ou se fondent
dans la nudité nocturne

trébuchant vers le soleil du lendemain
sans célébration

à 63 Janvier raille
mon sexe en dégénérescence

une démangeaison encore : mantra et miroir
Dieu calme et pétales au séchage


5

GLEAM OF LIGHT

Late August:
clouded midnight, sneezing
restless in bed

all negative vibes
well up the mind

jackals yell outside
I read Hsu Chicheng
for a gleam of light


ECLAT DE LUMIERE

Fin Août
minuit nuageux, éternuant
agité au lit

toute l'ambiance négative
s'élève jusqu'à l'esprit

des chacals hurlent au dehors
Je lis Hsu Chicheng
pour un éclat de lumière



6

I CAN LIVE

I’ve outlived
the winter’s allergies
and depressing rains
in a human zoo

I can live
my retirement too
without pension and medicine:

the wheelchair doesn’t frighten
I can live

uncared and unknown
survive broken home
the numbness of the arms
the pain in the neck
and inflation too


JE PEUX VIVRE

J'ai survécu
aux allergies de l'hiver
et aux pluies déprimantes
dans un zoo humain

je peux vivre
ma retraite aussi
sans pension et médecine

le fauteuil roulant ne m'effraie pas
je peux vivre

négligé et inconnu
survivre au foyer brisé
à l'engourdissement des bras
à la douleur dans le cou
et l'inflation aussi


7

I SEE HISTORY CRIPPLED

Time’s wrinkling fingers
trivialize the sun and snow
in a crooked land

I see history crippled
with midnight dyspnoea
the green umbrella

hosts disaster:
the avalanche waits on its shoulders
the wound opens



JE VOIS UNE HISTOIRE ESTROPIEE

Les doigts du temps qui nous rident
banalise le soleil et la neige
dans une terre tordue

je vois une histoire paralysée
avec la dyspnée de minuit
le parapluie vert

catastrophe des hôtes
l'avalanche attend sur ses épaules
la plaie s'ouvre



8

DEAD OR ALIVE

My shrinking body
even if I donate
what’s there for research:

devil in the spine
abusing tongue in sleep
or bleeding anus

defy all prayers
on bed or in temple—
the same heresy

oozing and stinking
onanist excursion
dead or alive


MORT OU VIF

Mon corps se rétrécit
même si je fais un don
qu'est-ce-qui est là pour la recherche

diable dans la colonne vertébrale
abusant de la langue dans le sommeil
ou saignant l'anus

defie toutes les prières
au lit -ou au temple-
la même hérésie

suintant et puant
excusion onaniste
mort ou vif


9

CLAY DREAMS

They make my face
ugly in my own sight

what shall I see in the mirror?

there is no beauty
or holiness left
in the naked nation:

the streams flow dark
and the hinges of doors moan
politics of corruption

I weep for its names
and the faces they deface
with clay dreams



REVES D'ARGILE

Ils façonnent mon visage
laid à mes propres yeux

que verrai-je dans le miroir ?

il n'y a pas de beauté
ou la sainteté gauche
dans la nation nue

les ruisseaux coulent sombre
et les charnières des portes moann
la politique de la corruption

je pleure pour ses noms
et les visages qu'ils défigurent
avec des rêves d'argile



10

SANGAM

The crack in the sky
is not the rosy cleavage
to rape the body

nor is the beast any free
to escape the bloody river
that reflects stony wrath
in doggy position

they all expect their reward
for burying the noise
of sunny fire wheeling
in frozen passion

turn beggars they all
search warmth with ash-smeared sadhus
at roadside tea stall
whistle and wash off sins

in sangam muddled
with privileged few soar high
but I’m glad I crawl on earth
my roots don’t wave in the air

SANGAM

La fissure dans le ciel
n'est pas le clivage rosé
de violer le corps

ni la bête n'est libre
d'échapper à la rivière sanglante
qui reflète la colère de pierre
en position levrette

ils attendent tous leur récompense
pour avoir enterré le bruit
d'une roue de feu ensoleillée
dans une passion congelée

Tournent les mendiants ils cherchent tous
de la chaleur auprès de sadhus-aux-cendres-barbouillés
en bordure de route le thé décroche,
siffle et lavent les péchés

dans Sangam embrouillé
avec quelques privilégiés s'élancent haut
mais je suis content je rampe sur la terre
mes racinent ne s'agitent pas dans l'air

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DYSTANIUM journal has featured the poems on its site:
http://dystenium.com/profiles/blogs/my-ten-poems-translated-into-french 

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